Informations générales
Toute personne autorisée (famille, ami ou
organisme social) peut décider en faveur d'une cérémonie d'obsèques
avec inhumation du cercueil dans un cimetière,
soit
avec crémation.
Cette sélection doit cependant répondre aux
volontés de la personne défunte, comme la loi le souligne.
Aucune attestation ou justificatif du choix
n'est demandé par les services officiels ou les entreprises funéraires.
Un certificat du médecin est exigé :
absence de stimulateur cardiaque, non problème médico-légal (décès
suspect, accident du travail, maladies professionnelles)
Si la personne décédée était porteuse d'une prothèse fonctionnant au moyen
d'une pile, un médecin ou un thanatopracteur atteste de la récupération de
l'appareil avant la mise en bière (art. 7, décret n° 98-635 du 20/07/1998)
Hormis un stimulateur cardiaque ou un produit avec radioéléments qui doit
être ôté, le port d'une orthèse ou d'une prothèse (ex : prothèse de
hanche) n'est pas une contre indication à la crémation, ce matériel
médical ne doit pas être retiré.
L'autorisation de crémation est délivrée par le maire de
la commune du lieu du décès; s'il y a eu transport de corps, du lieu de
mise en bière.
La crémation a lieu 24 heures au moins et 6 jours au plus après le décès.
Les dimanches et les jours fériés ne sont pas pris en compte dans ces
délais. Une dérogation aux délais peut être accordée par le Préfet du
département du lieu de décès ou de crémation.
Toutes les entreprises de pompes funèbres organisent des
obsèques avec crémation.
Les opérateurs funéraires qui organisent les funérailles
d'une personne dont le corps doit faire l'objet d'une crémation sont tenus
d'informer les familles des différentes destinations possibles pour les
cendres (décret du 2/07/1998)
Article L. 2223-27 (extraits)
"Le service est gratuit pour les personnes dépourvues de ressources
suffisantes... Le maire fait procéder à la crémation du corps
lorsque le défunt en a exprimé la volonté".
Une crémation est généralement pratiquée dans le
crématorium le plus proche du lieu du décès.
Voir la rubrique CRÉMATORIUMS : adresses et prix
(cliquer)
Un prélèvement d'organes peut être effectué quelque soit
le type d'obsèques choisi (inhumation ou crémation)
Voir la rubrique Don d'organes (cliquer)
L'adhésion et la cotisation à un mouvement crématiste ne
sont pas obligatoires.
Testament
crématiste
Afin de bénéficier d'obsèques avec crémation, il suffit
de faire connaitre oralement ce souhait à votre entourage ou de le
signaler par une note insérée dans votre livret de famille.
Important :
- En l'absence de volonté spécifique : le cimetière sera le
lieu imposé de destination de l'urne ou des cendres.
- Pour tout désir du devenir de l'urne ou des cendres
hors d'un cimetière, il faut que la volonté du
défunt ait été clairement manifesté.
Ceci tient compte de la législation (inhumation, dispersion ou
l'immersion des cendres, JO du 13 mars 2007, décret n° 2007-328 du 12
mars 2007)
En 2009, les cendres de 259 (26%) des 1.040défunts accueillis au
crématorium de Brest ont été dispersées en mer ou dans des espaces
terrestres naturels.
Modèle de testament crématiste à utiliser pour le strict respect de
vos volontés ou lors d'une éventuelle opposition connue de la
famille ou de proches (cliquer)
Cérémonies d'obsèques suivies par une crémation
Elles sont identiques aux cérémonies traditionnelles :
- mise en bière,
- fermeture du cercueil,
- sceau de police,
- éventuel service religieux.
Statut juridique de l'urne ou
des cendres cinéraires
Une urne contenant des cendres cinéraires est
juridiquement assimilée à un objet d'une copropriété familiale,
inviolable et sacrée (cour d'appel de Bordeaux du 14 janvier 2003).
Tout changement de lieu de sépulture d'une urne cinéraire doit obtenir
l'assentiment de tous les co-indivisaires.
Article 16-1-1 du code civil :
"Le respect dû au corps humain ne cesse pas avec la mort. Les restes des
personnes décédées , y compris les cendres de celles dont le corps a donné
lieu à crémation, doivent être traitées avec respect, dignité et décence"
La violation d'urne cinéraire est punie d'un an d'emprisonnement et de 15
000 euros d'amende (alinéa 2 de l'article 225-17 du code pénal)
Remise des
cendres et dépôt provisoire d'une urne
Après la crémation, la remise de l'urne à la
personne qui a pourvu aux funérailles s'effectue dans la salle de
cérémonie ou dans une pièce dédiée à cet effet.
L'urne est munie extérieurement d'une plaque portant l'identité du défunt et
le nom du crématorium.
Un local de dépôt provisoire des urnes
cinéraires dans le crématorium est destiné à permettre la réflexion de la
famille sur la destinée des cendres.
Ce dépôt ne peut excéder une année, le gestionnaire de cet établissement
doit faire signer un accord préalable qui précise la durée de celui-ci. Au
terme de ce délai, la famille est mise en demeure de récupérer l'urne.
Possible facturation par le gestionnaire du crématorium.
A la demande de la personne ayant qualité pour pourvoir aux
funérailles, l'urne peut être conservée, dans les mêmes conditions, dans un
lieu de culte, avec l'accord de l'association chargée de l'exercice du
culte.
Sans récupération, les cendres pourront être dispersées dans le Jardin du
Souvenir.
Transport
cinéraire (France et étranger)
Les cendres sont stériles et ne présentent
aucun danger. Le transport d'une urne ou de cendres peut être effectué
par toute personne ainsi que par envoi postal terrestre ou aérien (un envoi
en recommandé est très conseillé).
D'une manière générale les sociétés aériennes n'acceptent pas les urnes
comme bagage à main en cabine (interroger la compagnie aérienne). Le
certificat de décès ainsi que le certificat de crémation seront exigés en
plus de la nécessité d'un empaquetage approprié.
L'autorisation de transport de cendres en
dehors du territoire métropolitain ou d'un département d'outre-mer est
délivrée par le Préfet dans les conditions prévues à l'article R. 2213-22
(article R. 2213-24 du code général des collectivités territoriales)
Dans le cas d'un français décédé et ayant
fait l'objet d'une crémation à l'étranger, l'entrée des cendres sur le
territoire est subordonnée à l'autorisation délivrée par le consulat de
France. L'urne sera scellée.
Envoi d'une urne
cinéraire à l'étranger : contacter directement le consulat de ce pays
(ou l'ambassade)
afin d'obtenir la liste des documents à fournir.
Exemple pour le transport d'une urne en Inde :
- Acte de décès avec une apostille*,
- Passeport de la personne défunte,
- Photocopie certifiée du passeport (en mairie),
- Autorisation préfectorale de transport de l'urne avec une
apostille*,
- Certificat de crémation certifiée par le commissariat avec
une apostille*,
- Certificat de non-épidémie avec une apostille*. Remise par la
DDASS. Apporter l'attestation de non maladie contagieuse du médecin traitant
ainsi que les photocopies 1) du certificat de décès 2) de
l'autorisation de fermeture du cercueil 3) de l'autorisation de
crémation 4) de l'attestation de crémation par les autorités de
police.
(*) L'apostille s'obtient au palais de justice.
Destinées des urnes et des cendres
cinéraires
Pour une urne
:
-
Mise dans
le "columbarium" ou le "jardin d'urnes" d'un cimetière
Obtenir l'autorisation du maire de la ville ou commune.
Versement d'une taxe d'inhumation.
Un maire ne peut pas interdire que soient apposés sur les plaques de
fermeture des cases du columbarium des photographies, portes fleurs ou
autres ornementations (tribunal administratif de Lille, 30 mars 1999,
req. n° 95-3785).
-
Déposée à
l'intérieur d'un caveau funéraire.
Obtenir l'autorisation du maire de la ville ou
commune.
Nombre d'urnes non limité (utilisation possible de l'espace
sanitaire), versement d'une taxe d'inhumation.
Des cavurnes ou caveautins (caveaux de petite dimension) sont
disponibles dans certains cimetières.
-
Inhumée dans
une concession en pleine terre.
Obtenir l'autorisation du maire de la
ville ou commune.
Nombre d'urnes non limité (utilisation possible de l'espace
sanitaire), versement d'une taxe d'inhumation.
-
Scellée
sur un monument funéraire.
Obtenir l'autorisation du maire de la ville ou
commune.
Les urnes en matériau fragile comme le verre ou la porcelaine ne sont
pas admises.
Versement d'une taxe de superposition, pas de taxe d'inhumation.
-
Inhumée
dans une propriété privée.
1) L'inhumation d'une urne dans une propriété privée exige une
autorisation préfectorale.
Les cendres sont assimilées au corps humain. L'article 2213-32 va donc
s'appliquer. Toutefois, l'avis d'un hydrologue n'est pas nécessaire.
2) Une autorisation d'inhumation doit être délivrée par le
maire.
Cette inhumation des restes mortels, sous la forme de cendres
cinéraires, est autorisée en application de l'article L. 2223-9 du
CGCT suivant :
"Toute personne peut être enterrée sur une propriété particulière,
pourvu que cette propriété soit hors de l'enceinte des villes et des
bourgs et à la distance prescrite"
Attention : il est créé une servitude
perpétuelle à l'endroit du lieu d'inhumation de manière à garantir la
libre possibilité de chacun de se recueillir devant les cendres du
défunt.
-
Immergée dans
la mer.
La personne ayant qualité pour pourvoir aux
funérailles en fait la déclaration à la mairie de la commune du
lieu de naissance du défunt. L'identité du défunt ainsi que la date et
le lieu de dispersion des cendres sont inscrits sur un registre
créé à cet effet. Aucun délai n'a été fixé pour cette déclaration
(art. L 2223-18-3)
S'il est possible d'immerger une urne biodégradable (en sel, en carton
ou autre matière biodégradable) en mer, celle-ci doit s'effectuer à
une distance minimum de 3 milles marins (environ 6 km) des côtes (loi littoral du
2/01/1986 et article L. 2213-23 du CGCT) et hors des voies et espaces
publics maritimes clairement balisés ou délimités (port, chenal
d'accès, parc de culture ou d'élevage marin ...)
-
Immersion d'une urne
dans un fleuve ou une rivière aménagée.
Ceci n'est pas autorisé.
-
Envoi à
l'étranger.
L'autorisation de transport de cendres en dehors du territoire
métropolitain ou d'un département d'outre-mer est délivrée par le
Préfet du département où a lieu la fermeture du cercueil. Voir la
rubrique "transport cinéraire".
Pour les cendres
cinéraires :
-
Dispersées dans le "Jardin du Souvenir".
Obtenir l'autorisation du maire de la ville ou commune.
Lieu spécialement affecté à cet effet dans un cimetière. Les cendres
recueillies après crémation sont déposées à l'aide d'un dispersoir.
-
Dispersées partout en France, en pleine nature(*), sauf sur la voie
publique et dans les jardins publics.
La personne ayant qualité pour pourvoir aux funérailles en fait
la déclaration à la mairie de la commune du lieu de
naissance du défunt. L'identité du défunt ainsi que la date et le lieu
de dispersion de ses cendres sont inscrits sur un registre créé à cet
effet. Aucun délai n'a été fixé pour cette déclaration (art. L
2223-18-3)
Le décret du 20 août 1976 autorise la dispersion des cendres dans la
nature à l'exclusion des voies publiques.
Rien n´interdit la dispersion des cendres des défunts par voie
aérienne (J.O., p. 3851-3852 du 21/06/1999) (*) Il
n'existe pas de définition juridique de la notion de pleine nature.
Celle-ci n'apparaitrait pas compatible avec celle de propriété
particulière, dès lors que doit être préservée la liberté de chacun de
se recueillir à l'endroit où les cendres sont dispersées. De ce fait,
les cendres ne pourraient pas être dispersées dans une propriété
particulière. Ce principe peut connaître des aménagements quand la
dispersion est envisagée dans de grandes étendues privées accessibles
au public (champ, prairie, forêt), sous réserve de l'accord du
propriétaire du terrain.
Précision sur la
définition de « pleine
nature »
-
Dispersion maritime.
La personne ayant qualité pour pourvoir aux
funérailles en fait la déclaration - A la mairie de la commune du lieu de naissance du
défunt. L'identité du défunt ainsi que la date et le lieu de
dispersion de ses cendres sont inscrits sur un registre créé à cet
effet. Aucun délai n'a été fixé pour cette déclaration (art. L
2223-18-3) Respect de la règlementation maritime et des 300 mètres (loi littoral
du 2/01/1986 et article L. 2213-23 du CGCT) et dispersion hors des
voies et espaces publics maritimes clairement balisés ou délimités
(côte, plage, port, chenal d'accès, parc de culture ou d'élevage
marin, etc.)
-
Dispersion de cendres
cinéraires
dans une rivière ou un fleuve.
Ceci est autorisé dans une rivière ou un fleuve non aménagé.
La loi du 19 décembre 2008 n'autorise plus ni un
partage des cendres, ni la conservation dans la durée d'une urne au domicile
d'un particulier.
Vu la non
rétroactivité de ce texte de loi, les familles ne sont pas dans l'obligation
de restituer les cendres déjà conservées à cette date au domicile (décembre
2008)
Cette législation
restrictive pour le devenir des cendres a été votée dans l'urgence et sans
réelle concertation, celle-ci atteint fondamentalement la liberté des
individus. En effet, près de 20% des familles désirent conserver les
urnes de leurs proches au domicile.
Articles de loi relatifs à la crémation et aux cendres funéraires (cliquer)
Circulaire définissant
les modalités de mise en œuvre de la loi n° 20081350 du 19 janvier 2008
relative à la législation funéraire (cliquer)
Le dépôt ou l'inhumation de l'urne ou la dispersion des
cendres dans un cimetière ou dans un site cinéraire sont effectués après
autorisation du maire.
Une autorisation d'exhumation est requise pour retirer une
urne cinéraire d'une sépulture traditionnelle. Cette autorisation n'a pas
lieu pour sortir une urne d'un columbarium (Décision du Tribunal
administratif d'Amiens, 27 avril 2006)
Voir les modèles de lettres de la rubrique ci-dessous
"Déclarations ou demandes d'autorisations en mairie selon la destination
des cendres"
Aide et prestations de dispersion et
d'immersion proposées par notre organisme
Déclarations et obtention d'autorisations en
mairie selon la destination des cendres
Produits pour la crémation
Le cercueil est soit en aggloméré avec un placage
décoratif lui donnant l'aspect d'un cercueil usuel, soit en bois peu
onéreux (peuplier, sapin), soit
en matériau complexe de papier (fibres de cellulose)
L'épaisseur requise pour ces cercueils est de 18
millimètres au lieu de 22 millimètres. En effet, les cercueils pour
l'incinération sont plus légers et moins chers que ceux destinés aux
inhumations ou aux transports mortuaires de longue distance.
Les accessoires tels les poignées et les emblèmes sont
fabriqués avec des matières combustibles.
Les fleurs (naturelles ou artificielles) n'accompagnent
jamais le cercueil lors de la crémation.
Voir la rubrique Modèles de
cercueils français (cliquer)
Crémation et croyances religieuses
-
Religion
chrétienne : Confession catholique
L'Interdit de 1886 privait de sépulture chrétienne ceux qui désiraient
se faire incinérer. La crémation, depuis le décret du Saint office
le 5 juillet 1963, n'est plus qualifiée de "rite païen" ni interdite
sous réserve que cet acte a) N'ait été choisi pour des raisons contraires à la doctrine
chrétienne. b) Ne manifeste pas une mise en cause de la foi dans la résurrection
des corps. L'église continue cependant à privilégier dans sa doctrine
l'ensevelissement du corps des défunts.
Un service religieux n'est pas accepté devant une urne funéraire sauf
accord de l'évêque.
Les catholiques intégristes à l'image de la Fraternité
Sacerdotale Saint Pie X (Monseigneur Marcel Lefebvre) estime l'acte de crémation comme "gravement peccamineux, comparable au péché, à l'apostasie,
à l'excommunication et au suicide".
Confession protestante Cette liberté de pratique est reconnue par les calvinistes et les
luthériens depuis 1898. Les protestants adventistes et les presbytériens n'acceptent pas la
crémation.
Confession orthodoxe
Condamnation de la crémation.
L'église orthodoxe de Grèce prohibe
catégoriquement l'incinération des cercueils.
-
Religion
juive : La crémation est interdite pour le judaïsme. En conséquence, le
Consistoire ne procède pas à la purification rituelle, ni n’envoie de
rabbin, dans ce cas de figure.
Les juifs "libéraux" utilisent cette pratique.
Les juif orthodoxes n'acceptent pas la crémation. .
-
Religion
islamique :
Interdiction et non reconnaissance de cette pratique.
-
Religion
bouddhiste :
La crémation est admise.
-
Religion
hindouiste :
La crémation est un rite de passage essentiel dans la
religion hindouiste : elle est censée permettre à l`âme immortelle,
libérée de son enveloppe charnelle, de renaître sous une autre forme.
Les éléments constitutifs du corps retournent eux vers la nature grâce
au feu.
-
Religions qui rendent obligatoire la crémation
: le jaïnisme et le sikhisme.
Technique employée pour la
crémation, les pollutions engendrées
Les équipements du crématorium vont bruler le cercueil dans sa totalité et
transformer le corps en cendres cinéraires.
- Introduction du cercueil dans le four préalablement chauffé à 900°.
- Auto-combustion sans apport d'énergie extérieure durant environ 90
minutes.
Les cendres cinéraires (résidu des 25 % de calcium du corps humain) sont
recueillies dans un "cendrier" après avoir été broyées puis tamisées.
Le cendrier est fermé par soudage puis placé dans une urne.
L'or des prothèses dentaires, le métal des orthèses ou des prothèses
articulaires sont soit collectés (les sociétés d'exploitation des
crématoriums ne communiquent pas sur ce sujet et son commerce), soit évacués
sous forme de poussière ou gazeuse ce qui est le cas lors de la sublimation
du mercure contenu dans les amalgames dentaires.
Les études sur la crémation se
multiplient, notamment au Royaume-Uni. Les Anglais ont calculé que la
crémation dégageait 1,35 tonne de mercure par an, dont la quasi-totalité,
émise par rejet dans l'atmosphère.
Le décret 94-117 du 20/12/1994 complété de l'arrêté du 29/12/1994
n'imposent aucun seuil pour le rejet du mercure et de la dioxine par les
crématoriums.
Par suite de la non obligation législative de présence de filtres adaptés,
les crématoriums français "sans filtre" sont responsables du tiers du total
des émissions gazeuses de mercure qui est une substance cancérogène,
mutagène et reprotoxique.
Autres métaux lourds concernés : le plomb et le cadmium (Rapport
d'information n° 261, les effets des métaux lourds sur l'environnement et la
santé. Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et
techniques déposé le 5 avril 2001)
La France, contrairement à bien d'autres pays européens, n'impose
pas de système de filtration. Les pays du Nord, l'Allemagne, la Belgique et
la Grande-Bretagne ont commencé depuis plusieurs années à s'équiper.
Afin de lutter contre la grave pollution mercurielle, la Norvège a
interdit en janvier 2008 l'emploi des amalgames dentaires au mercure.
Lors d'une crémation, les produits formolés employés
pour une conservation chimique du corps (thanatopraxie, soins de
conservation, etc.) produisent de la dioxine.
La France, contrairement à bien d'autres pays européens, n'interdit pas ces
injections lors d'une cérémonie d'obsèques avec crémation.
La dioxine peut être à l'origine d'atteintes cutanées, d'altérations de la
fonction hépatique, des systèmes immunitaires, nerveux et endocriniens et de
la fonction de reproduction.
En septembre 2010, seuls 7
crématoriums français sur 141 sont équipés afin qu'aucune particule,
mercure, dioxine et autres substances nocives majeures ne soient rejetés.
Voir la rubrique "Crématoriums : adresses et tarifs"
Un arrêté signé le 28
janvier 2010, paru au JO le 16 février, oblige les crématoriums à s'équiper
de filtre avant le 17 février 2018...
Jusque 2018, les familles et leurs descendances devront supporter les
dramatiques conséquences de la rentabilité du business de la mort.
Statistiques pour la France
| Nombre de crématoriums
(France et dom-tom) |
| 1975 |
1996 |
1999 |
2000 |
2003 |
2005 |
2006 |
2008 |
2010 |
|
7 |
72 |
76 |
91 |
106 |
113 |
120 |
128 |
141 |
Voir la rubrique CRÉMATORIUMS :
adresses et tarifs (cliquer)
Répartition des crémations
par sexe :
Hommes : 56 % - Femmes : 44 % (année 2007)
Évolution nationale de la
crémation de 1979, année de référence pour le graphique, à 2006 :
|
1975 (2.100
crémations,
0,4 % des obsèques)
|
|
|
1979
(5.000 crémations, 1% des obsèques)
|
|
|
1987
(20.000 crémations, 4 % des obsèques)
|
|
1992 (43.300 crémations,
8 % des obsèques)
|
|
1996 (66.700 crémations,
12 % des obsèques)
|
|
1997 (73.000
crémations,
14 % des obsèques)
|
|
1998
(80.500 crémations, 15 % des obsèques) |
| |
2002 (110.000
crémations, 21 % des obsèques)
|
| |
2005 (121.500
crémations, 25 % des obsèques) |
| |
2006 (134.500
crémations, 27 % des obsèques)
|
| |
2007 (142.000 crémations,
28 % des obsèques) |
Analyse et
explications pour cette demande croissante :
-
Mise à disposition très récente de
crématoriums.
5000 villes et communes imposaient un monopole communal jusque janvier
1996-1998 et ... des obsèques avec crémation coûtent moins cher.
Voir la rubrique Monopoles ou liberté de
choix jusque 1996 - 1998 (cliquer)
-
Crise économique, éclatement de la
cellule familiale et crainte de l'abandon de la sépulture.
-
Evolution des mentalités et des
croyances (*), levée des blocages culturels et psychologiques.
-
"Aspect industriel" de certains
cimetières, disponibilités limitées dans de grandes agglomérations,
promotion de la vente des concessions pour 30 ou 50 ans au détriment
des concessions perpétuelles.
-
Déchristianisation de la population et
début d'acceptation de cette pratique chez les catholiques.
-
Respect de l'écologie, recherche d'une
certaine purification.
-
En 2010, 53 % des personnes interrogées
désirent des obsèques avec crémation (19 % en 1978)
Qu'y a-t-il après la mort
?
- Rien,
le néant (35 %)
- Une
nouvelle vie (13 %)
- On
rejoint Dieu (7 %)
- On se
réincarne (5 %)
- La vie
éternelle (3 %)
- La
survie de l'âme (2 %)
- On
redevient poussière (2 %)
- Le
bonheur (1 %)
source : sondage BVA réalisé les 29 et 30/08/1998 pour le magazine «
Psychologies »
Principales raisons du
choix de la crémation au Canada :
- Moins
cher 25 %
-
Répercussion plus faible sur l'environnement 17 %
- Plus
simple 13 %
- Non
mise en terre du corps 11 %
- Moins
émotionnel 3 %
- Les
cendres peuvent être répandues 3 %
- Pour
raison religieuse 1 %
- Ne peut
pas l'exprimer 7 %
source : Wirthlin Report 1995
Régions de France où
se pratique le plus la crémation (moyenne effectuée sur les 5 dernières
années) :
|
1) Alsace
|
32 %
|
|
2) Provence-Côte-d'Azur
|
25 % (Forte
densité protestante, 40 à 50 % de crémation pour certaines villes)
|
|
3) Lorraine
|
23 %
|
|
4) Ile-de-France
|
22 % (41 % à
Paris)
|
|
5) Haute-Normandie
|
19 %
|
|
6) Nord-Pas-de-Calais
|
18 % (40% pour la
seule Communauté Urbaine de Lille)
|
|
7) Bourgogne
|
18 %
|
|
8) Languedoc-Roussillon
|
17%
|
|
9) Rhône-Alpes
|
17 %
|
|
10) Centre
|
14 %
|
|
11) Champagne-Ardennes
|
13 %
|
Régions où le
taux de crémation est inférieur à 13 % : Picardie, Auvergne,
Franche Comté, Limousin.
En milieu rural, la crémation est moins pratiquée qu'en milieu urbain.
Devenir des cendres :
|
Remise de l'urne à la famille pour future une inhumation, dispersion
ou immersion : 71 % |
Mise en columbarium, inhumation : 21 % |
Dispersion au Jardin du Souvenir : 8 % |
Destination souhaitée
pour les cendres cinéraire (source : enquête CNSAF-2005) :
| Dispersées dans un milieu
liquide |
14 % |
| Dispersées dans un jardin
privé |
13 % |
| Ne sait pas |
12 % |
| Urne dans un caveau
familial |
11 % |
| Dispersées dans la nature |
10 % |
| Urne dans un monument
cinéraire |
10 % |
| Dispersées dans un jardin
du souvenir |
9 % |
| Urne conservée chez la
famille |
6 % |
| Urne dans un columbarium |
5 % |
| Autre |
4 % |
| Dispersion en montagne |
4 % |
| D'autres décideront |
3 % |
| Urne dans un jardin |
1 % |
La
crémation en Europe (2007)
I Pays : pourcentage des obsèques avec crémation I
I
nombre de crématoriums I
|
|
|
|
Tchéquie : 77 % |
Crématoriums : 29 |
|
Suisse : 75 % |
Crématoriums : 28 |
|
Danemark : 73 % |
Crématoriums : 33 |
|
Grande-Bretagne : 73 % |
Crématoriums : 247 |
|
Suède : 71 % |
Crématoriums : 70 |
|
Pays-Bas : 52 % |
Crématoriums : 62 |
|
Slovénie : 49 % |
Crématoriums : 2 |
|
Allemagne : 43 % |
Crématoriums : 127 |
|
Luxembourg : 40 % |
Crématoriums : 2 |
|
Belgique : 39 % |
Crématoriums : 11 |
|
Hongrie : 34 % |
Crématoriums : 12 |
|
Norvège : 33 % |
Crématoriums : 36 |
|
Finlande : 29 % |
Crématoriums : 21 |
|
France : 27 % |
Crématoriums : 125 |
|
Autriche : 23 % |
Crématoriums :
10 |
|
Espagne : 18 %
|
Crématoriums :
129 (très forte progression depuis l'arrivée de
retraités venus d'autres pays) |
|
Islande : 16 % |
Crématorium : 1 |
| |
Italie : 10 %
Crématoriums : 47 |
| |
Irlande : 7 % Crématoriums : 3 |
| |
Portugal : 4 % Crématoriums : 4 |
| Grèce : la crémation a été une pratique
interdite dans ce pays jusqu'au 1er mars 2006...
|
Autres pays, taux de crémation et
équipements en crématoriums
| Pays |
%
de crémation |
nombre de crématoriums |
| Japon |
99,70 % |
1665 |
| Hong Kong |
84 % |
28 |
| Chine |
51 % |
1583 |
| USA |
32 % |
1816 |
| Brésil |
3,8 % |
6 |
| Israël |
n.c. |
1
(ouverture commerciale en 2005) |
Alternatives écologiques à la crémation
La promession
ou bio-crémation est un procédé développé en Suède.
Le défunt plongé dans de l'azote liquide est
refroidi à -196°C. Devenu friable, il est placé sur une table vibrante
pour provoquer sa destruction en particules fines. Après tamisage, la
poudre obtenue est placée dans une urne biodégradable afin d'être
enterrée.
Aucune rejet de vapeur de mercure n'est dégagé dans l'atmosphère.
La promession est actuellement autorisée en Suède.
La résomation ou hydrolyse
alcaline consiste à réduire le corps en cendre sans
crémation.
Après immersion dans un caisson rempli d'une solution
alcaline, il y a mise sous pression et chauffe à 160°. La poudre de
calcium obtenue peut être placée dans une urne biodégradable ou non.
Limitation des rejets de CO², de mercure et de métaux lourds.
La résomation est utilisée dans des états américains dont la Floride, la
Pennsylvanie et le Minnesota.
Ces deux techniques ne sont pas proposées en France :
- La mise en cercueil est une
obligation législative.
- Seules l'inhumation et la crémation
sont autorisées.
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