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LA CROIX Extraits 31 octobre 2026 |
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Pompes
funèbres : prix « aberrants », manque d’information... Quand les
établissements se font épingler Par Cécile Lemoine Publié le 30 octobre 2026 à 18h48 Dans un rapport rendu public mardi 27 octobre 2026, la répression des fraudes dénonce des défauts d’information et des pratiques trompeuses dans près de la moitié des 550 établissements funéraires contrôlés entre 2024 et 2025 à la suite de signalements de clients. C’est quand il s’est renseigné pour organiser les funérailles du père d’un ami bloqué à l’étranger, au début des années 1990, que Michel Kawnik a mis le pied dans ce qui deviendrait son combat. « L’agent des pompes funèbres m’a donné une carte de visite où il avait écrit un montant : 9 000 €. J’ai demandé des détails. Il m’a répondu : “Vous n’avez pas à poser de questions.” Et c’est là tout le problème : les prix sont parfois aberrants et les gens mal informés. » Cette prise de conscience l’a poussé à fonder l’Association française d’information funéraire (Afif), en 1992, pour accompagner et conseiller les personnes face aux abus de certaines sociétés. Ces dernières années, la permanence téléphonique a été sollicitée entre cinq et dix fois par jour. « Hier, on a eu deux cas de devis non conformes aux nouvelles règles qui imposent de préciser les prestations obligatoires et celles facultatives. On a eu aussi une prestation inhumatoire chiffrée à 10 000 €, soit deux fois plus cher que la moyenne », détaille le retraité basé à La Rochelle (Charente-Maritime). Il n’a donc pas été surpris par le dernier rapport de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), publié le 27 octobre... ... « Peu de gens savent par exemple que si leur proche décède à l’hôpital ou à l’Ephad, le corps peut être conservé trois jours gratuitement dans leur chambre mortuaire, et ils se retrouvent à payer des frais de transport avant mise en cercueil parce que les directeurs veulent libérer les places rapidement », souligne Laurent Wallut, qui représente les associations familiales catholiques au Conseil national des opérations funéraires (CNOF), une instance consultative auprès du ministère de l’intérieur qui rassemble les différents acteurs du secteur pour élaborer la législation funéraire. |