LA PRESSE BISONTINE

26 octobre 2009

 

“Mourir est devenu un luxe”

Président-fondateur de l’association française d’information funéraire (A.F.I.F.), Michel Kawnik dénonce les dérapages des sociétés de pompes funèbres.

La Presse Bisontine : Votre association se bat depuis quinze ans pour conseiller les familles sur l’organisation des obsèques ?

Michel Kawnik : Le coût des obsèques a augmenté de 40%ces dix dernières années. C’est devenu le troisième budget de la vie après la maison et la voiture. L’ensemble des sociétés de pompes funèbres augmentent les prix sans tenir compte du coût de la vie. Tout est fait pour préparer les familles à dépenser des sommes importantes et dans le domaine d’activité, il n’y a aucune régulation des prix. Mourir est devenu un luxe : certaines familles malchanceuses peuvent payer un même service ou produit jusqu’à 700% plus cher selon l’entreprise funéraire ! Les “démarches et honoraires” réclamés peuvent varier de 120 à 1 300 euros.

L.P.B. : Vous vous battez aussi pour que la France adopte une législation plus stricte en matière de rejets des crématoriums ?

M.K. : Contrairement aux autres pays européens, la France n’impose pas l’installation de filtres aux crématoriums. Sur 130 crématoriums français, seuls 4 ou 5 en ont installé un. C’est tout de même la première pollution atmosphérique au mercure. Mais comme il n’y a pas obligation, toutes les sociétés attendent pour investir dans ce genre de dispositif.

Michel Kawnik est président de l’association française d’information funéraire qui conseille les familles gratuitement 24 heures sur 24.

Propos recueillis par J.-F.H. 

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