Les principales formes des monuments funéraires français

 

Conseils

Entretien des monuments en granit

Autorisation et règle d'urbanisme pour des travaux en cimetière

Inscriptions, signes indicatifs, ornementations, modification

Police administrative des monuments funéraires menaçant ruine

Garantie pour les caveaux funéraires

 

 

 

Monument en granit avec
une stèle et une jardinière massive
Monument en granit avec
une stèle et un prie-Dieu
Monument en granit avec
une stèle et une tombale longue
Monument en granit avec
une tombale longue
Monument en granit avec
une tombale et un prie-Dieu
Monument avec une dalle plate
et une semelle en granit
                     

La semelle
Cadre en ciment (appelé aussi granito) ou en granit qui supporte le monument.

Les parpaings (soubassement)
Situés entre la semelle et la tombale, la hauteur des parpaings est variable : 15, 18, 20 centimètres ou plus.
Recommandation de l'AFIF : une largeur de parpaings inférieure à 15 cm engendre une grande fragilité et un risque de casse lors des démontages et des remontages successifs.

La tombale
Horizontale, elle peut avoir différentes longueurs selon que le monument comprenne ou non une stèle, un prie-dieu ou une jardinière. On parle alors de tombale longue ou de tombale courte.
La tombale doit comporter une "pente" afin d'éviter la stagnation de l'eau. Cette pente est généralement de 2 cm.
Les épaisseurs de la tombale varient de 5 cm / 7 cm, à 8 cm / 10 cm ou plus (la première valeur est l'épaisseur proximale, la deuxième l'épaisseur distale).
Recommandation de l'AFIF : une tombale dont l'épaisseur est inférieure à 5 cm / 7 cm engendre une grande fragilité et un risque de casse lors des démontages et des remontages successifs.

La stèle
Disposée verticalement à la tête du monument, elle accueille les gravures ou la pose de lettres et de chiffres en relief.
Son épaisseur est généralement de 10, 12 ou 14 centimètres.
Une stèle doit être solidement fixée (pitons métalliques et ciment, joint de silicone).
Recommandation de l'AFIF : une stèle dont l'épaisseur est inférieure à 10 centimètres engendre une grande fragilité et un risque de casse lors des démontages et des remontages successifs.

Les joints
Ils sont soit en ciment (à faire vérifier tous les 10 ans), soit en silicone d'une couleur appropriée à celle du granit.
L'utilisation d'un "silicone neutre" non acide est recommandé afin de ne pas provoquer ni attaque, ni décoloration du granit.

Le coût d'un monument est fonction du type de granit, des dimensions de ses composants, des finitions apportées.

                           

Entretien des monuments en granit

Le granit, par sa grande dureté, ne nécessite que peu d'entretien.
Après un premier lavage à grande eau, utilisez avec délicatesse une éponge naturelle non abrasive et un détergent du type "lave vaisselle".
Eviter l'emploi de tout produit qui altère le poli ou provoque une décoloration (pâte abrasive, vinaigre, acide ou eau de Javel).
Ne pas utiliser de cire ou de produit à base de silicone liquide.

                                

Autorisation et règle d'urbanisme pour des travaux en cimetière

D'après l'article R. 421-1 du code de l'urbanisme, aucune autorisation de permis de construire n'est demandée pour la mise en place d'un monument, statue ou oeuvre d'art funéraire
a) D'une hauteur de moins de 12 mètres hors sol.
b) Ayant un volume inférieur à 40 mètres cubes.
(hors législation spécifique aux monuments historiques et applicable dans un rayon de 500 m d'un monument classé ou inscrit )

Article L. 2223-12-1
Le maire peut fixer des dimensions maximales des monuments érigés sur les fosses.

            

Inscriptions et signes indicatifs, modification

Art. L. 2223-12 du Code Général des Collectivités Territoriales.
Tout particulier peut, sans aucune autorisation, faire placer sur la fosse d'un parent ou d'un ami une pierre sépulcrale ou un autre signe indicatif de sépulture.

Article R. 2223-8 du CGCT.
Aucune inscription ne peut être placée sur les pierres tumulaires ou monuments funéraires sans avoir été préalablement soumise à l'approbation du maire.

Tribunal administratif de Lille, 30 mars 1999, requête n° 95-3785.
Un maire ne peut interdire que soient apposés sur les plaques de fermeture des cases du columbarium des photographies, portes fleurs ou autres ornementations.

Cour de Bordeaux en date du 27/02/1882
Chaque membre de la famille n'a pas le droit de changer l'état d'un monument de façon à en altérer le caractère sans prendre l'assentiment des autres, ni chercher à faire croire que la sépulture n'appartient plus à tous mais à un tel en particulier.

Vente d'un monument d'une concession arrivée à échéance
La mairie peut vendre un monument récupéré sur une concession arrivée à échéance ou abandonnée (circulaire 93-28 du 28/01/1993)

              

Police administrative des monuments funéraires menaçant ruine

Nouvel article L.511-4-1 du code de la construction et de l'habitation.
Toute personne doit signaler au maire l'état d'insécurité d'un monument. Le maire peut mettre en demeure de faire réaliser une mise en sécurité ou une démolition. Si les travaux prescrits n'ont pas été réalisés, une seconde mise en demeure est adressée, assortie d'un nouveau délai minimum d'un mois.
Si le danger persiste, la commune peut se substituer au(x) concessionnaires(s) et faire réaliser les travaux. Les sommes engagées par la commune seront recouvrées.

                  

Garantie pour les caveaux funéraires

Arrêt de la cour de cassation du 17 décembre 2003
Un caveau funéraire constitue bien un "ouvrage" au sens de l'article 1792 du code civil et par conséquent bénéficie de la garantie décennale (cass. civ. 3è du 17 décembre 2003, n° 0217388).
La société commerciale ou le constructeur doit avoir souscrit une assurance en responsabilité (art. L.241-1 à L.243-8 du Code des Assurances).
Avant cette date, la notion d'ouvrage au sens de la garantie décennale ne s'appliquait pas pour un monument funéraire (Bordeaux, 25 mars 1991 : JCP 92, IV, 1041)

La responsabilité décennale pour les malfaçons graves prend fin 10 ans après la réception des travaux (art. 1792 du code civil). Faute de réception, ce délai de 10 années court seulement à compter de la manifestation des dommages, a récemment jugé la Cour de cassation (cass. civ. 3e du 24 mai 2006 n°04-19716).

 

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