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NÉCROPOLY
Les énigmes
résolues (n°31 à 40)
Les réponses sont données au bas de cette page...
Le
Nécropoly vous propose de découvrir la France funéraire au travers d'énigmes
dont la solution se trouve dans les cimetières !
Qui repose sous l'épitaphe suivante :
"Les grosses âmes peuvent parcourir le monde en y trouvant des joies
mais les âmes délicates ont beaucoup à souffrir" ?
Quel est le surnom du cimetière (français) où cette
photo a été prise ?
De nombreuses propositions continuent de nous parvenir
mais toutes sont (assez) loin de la bonne réponse (inutile de chercher dans
les Alpes-Maritimes...).
Indice 1 : voici un cliché pris à seulement quelques
encablures du cimetière en question...
Indice 2 : cherchez le chanteur qui lace sa chaussure gauche (plus
facile à lire qu'à dire...).
Quelle est la commune (bénie !) de France où l'entrée
du cimetière est interdite aux marchands ambulants, aux personnes en état
d'ivresse ou armées et aux... téléphones portables.

Dans
quelle commune de France cette photo a-t-elle été prise ?
Indice1 : entre Meudon et Puteaux.
De mauvaises réponses commençant à nous parvenir (Neuilly, Saint Cloud,
Suresnes), voici une indication importante...
Indice 2 : l'indice 1 ne doit pas être interprété dans son sens le
plus évident.
Indice 3 : la réponse apparaît dans un des plus grands chefs-d'œuvre
de la littérature mondiale (que son auteur mit treize années à écrire).
Indice 4 : le plus illustre résident de ce cimetière, siégeant au
côté d'un lointain successeur du Vicomte, salua l'œuvre d'un couple dont
l'homme repose désormais au Père-Lachaise.
Indice 5 : un très illustre personnage y fut heureux
jusqu'à la Toussaint.

Dans
notre grande série "Grilles et portails", il s'agit cette fois
d'identifier un cimetière de village (où repose au moins un personnage
illustre) Indice 1 : le village en question possède
un point commun (envié !) avec la solution de l'énigme 32...
Indice 2 : nous sommes dans un département qui compte six communes
de plus de 10000 habitants.
Indice 3 : "Mourir pour ma patrie, la France, c'est avec cette
image que dès l'âge de raison, j'ai voulu donner à ma vie future une idée
d'éternité."
Indice 4 : photo ci-dessous prise à quelques centaines de mètres du
cimetière.

Une date est gravée sur le monument funéraire dont voici un détail.
Elle correspond également à un événement de la petite Histoire. Lequel ?

Dans quel cimetière français peut-on rencontrer ce personnage moustachu
? Indice 1 : en dépit des apparences, ce n'est
pas en Bretagne...
Indice 2 : le plus illustre résident de ce cimetière mourut à la
Toussaint.
Indice 3 : levez les yeux dans cette rue parisienne à la forme si étrange...
Il naquit un 4, s'illustra une année en "4" et sa tombe est la
quatrième en entrant dans le cimetière... De qui s'agit-il ?

Qui est le plus célèbre occupant de ce charmant cimetière de campagne
?
La première personne à donner la bonne réponse recevra deux places pour
un safari nécropolitain avec Bertrand Beyern.
Solutions des énigmes
Enigme 31 :
Un problème technique nous a empêché de prévenir les détectives
du "Nécropoly" que le personnage à identifier l'avait été il y
a déjà longtemps. Ce fut, par la suite, une avalanche de bonnes réponses
(ce qui nous prouve l'intérêt croissant du jeu).
La phrase "Les grosses âmes peuvent parcourir le monde en y trouvant
des joies mais les âmes délicates ont beaucoup à souffrir" est l'épitaphe
de l'écrivain et chantre des humbles Charles-Louis Philippe (1874-1909) que la
typhoïde emporta il y a un siècle (le 21 décembre 1909, précisément).
Elle est tirée de "La Bonne Madeleine et la pauvre Marie", son
second livre qui précéda "Bubu de Montparnasse" et
"Croquignole". La tombe de Charles-Louis Philippe se trouve au
centre du vieux cimetière de Cerilly, son bourg natal, dans l'Allier, et
est coiffée d'un buste en bronze signé Bourdelle. Ces deux photos sont un
peu sombres et n'ont pas bénéficié du moindre "arc voltaïque"
(pour les lecteurs de Philippe...), elle furent prises entre chien et loup
au terme d'une belle mais longue journée de crapahut funéraire.
Un des participants, Raj, a curieusement identifié le bon département mais
s'est égaré de quelques kilomètres en suggérant la sépulture d'Émile
Guillaumin, à Ygrande. Au risque de décourager (voire de rendre suspicieux
comme ce fut le cas de l'un d'entre eux qui subodorait un favoritisme à
peine déguisé) les autres joueurs, nous devons reconnaître à nouveau la
victoire de Caroline (dont nous affirmons qu'elle n'a aucun lien familial
avec aucune des personnes liées à la préparation du "Nécropoly")
qui remporte donc deux nouvelles places pour un safari nécropolitain avec
Bertrand Beyern (son autocar s'emplit peu à peu...).
Néanmoins, il a été décidé d'accorder une place gratuite à chacun des
internautes ayant fourni la bonne réponse ce qui nous permet donc de saluer
et de féliciter : Valérie, Jean-Pierre, Julien, Yves, Tarek, Martine,
Marion, Daniel, Claudio, Mickael et Catherine !
Enigme 32 :
Elle était l'une des plus ardues et vous a résisté pendant plusieurs
mois...
Les premières réponses furent essentiellement méridionales : Rennes-le-Château
(Evelyne), cimetières des Sanguinaires à Ajaccio (Francis et Michèle,
puis Fabien), cimetière marin de Gruissan (Yves), Chapareillan (Dominique),
Dieulefit, Biot ou Cannes (France). Puis on assista à une remontée vers le
Limousin avec les suggestions de Limoges (Gaëlle) et de Tulle (Catherine),
Gaëlle s'aventurant même jusqu'à Blois !
Il fallait en réalité explorer le terroir berrichon pour dénicher la
bonne réponse.
L'indice n° 1 permettait de découvrir un village de rêve perché
au-dessus d'une rivière... Notre gagnante, Dominique (déjà lauréate de
l'énigme n° 36), nous a expliqué avoir cherché en librairie parmi les
ouvrages consacrés aux communes labelisées "Plus beau village de
France" et découvert une photographie proche de celle que nous
proposions. Il s'agissait sans aucun doute du village de
Gargilesse-Dampierre, dans l'Indre.
Restait à trouver le surnom du cimetière... Deux auteurs sont attachés à
cette commune (sans y reposer ni l'un ni l'autre), George Sand et Maurice
Rollinat. Or, ce dernier évoqua dans un poème les lézards et les fleurs
du petit cimetière de Gargilesse qui devint sous sa plume...le "cimetière
aux violettes" !
Le cimetière aux violettes
Embaume tous les alentours.
Les lézards y font mille tours
Au parfum de ses cassolettes.
Que de libellules follettes
Y sont vaines de leurs atours !
Le cimetière aux violettes
Embaume tous les alentours.
Aujourd'hui, une plaque sur le mur de l'enclos rappelle ce
surnom charmant que seule Dominique est parvenue à retouver en consultant
l'oeuvre du très (et trop) oublié Rollinat (inhumé à Châteauroux).
L'indice 2, que tout le monde semble avoir dédaigné, faisait référence
au chanteur Florent Marchet dont la pochette de l'album "Gargilesse"
le montre en train de lacer sa chaussure gauche, prêt à partir en randonnée.
Ce cimetière aux violettes a donné une ultime adresse à plusieurs
artistes, séduits par la lumière, le magnétisme mais aussi le
micro-climat du site, dont le célèbre peintre Max Agostini (1914-1997).
Bravo à la gagnante pour sa perspicacité et merci à tous les participants
dont le nombre ne cesse d'augmenter. Afin d'éviter toute facilité, nous
faisons en sorte qu'un recours systématique à Google ne permette pas de
trouver les bonnes réponses... Enigme 33 :
À
peine mise en ligne, déjà résolue ! Nous encourageons Arlette (qui
proposait Benifontaine dans le Pas-de-Calais) et Dominique (qui suggérait
Veigné en Indre-et-Loire) à persévérer mais la seule (et unique) bonne réponse
est arrivée de Caroline (en passe de devenir une figure du Nécropoly) qui a
proposé Maisons-Alfort, en Val-de-Marne. Pour preuve, la photo de cette
plaque qu'on rêverait de lire à l'entrée de tous les cimetières...
Caroline remporte donc les deux places mises en jeu pour un safari nécropolitain
avec Bertrand Beyern.
La réponse se trouvait dans la dernière édition du "Guide des tombes
d'hommes célèbres" (cherche-midi éditeur, 2008)
Enigme 34 : Jamais énigme n'avait suscité autant de réponses...
Vous êtes nombreux à vous être égarés en banlieue parisienne, proposant
Saint-Cloud (France), Neuilly (Fabien), Courbevoie (Solange), Bagneux
(François, Nicole), Saint-Denis (Manon), Boulogne-Billancourt (Christophe),
Argenteuil (France à nouveau), à cause du premier indice.
Il fallait en fait comprendre que la commune à
trouver était symboliquement et non géographiquement entre Meudon et
Puteaux, en l'occurrence dans le classement des villes de France selon leur
nombre d'habitants...
La bonne réponse était Douai, dans le Nord, qui avec
ses 42000 et quelques habitants se situe depuis vingt ans dans les mêmes
parages que Meudon et Puteaux.
L'indice 3 renvoyait à Dante qui écrit (au vingtième
chant du "Purgatoire") : "Ma se Doagio, Lilla, Guanto e Bruggia / potesser,
tosto ne saria vendetta" ("Mais si Douai, Lille, Gand et Bruges / le
pouvaient, prompte en serait la vengeance").
L'indice 4 (qui embarrassa beaucoup certains d'entre
vous) faisait référence au peintre Félix Labisse (1905-1982), enterré à
Douai et qui fut membre en 1974 du jury du Festival de Cannes. Avec lui
siégeait, cette année-là, Jean-Loup Dabadie qui occupe désormais, à
l'Académie française, le prestigieux fauteuil 19 qui fut celui du Vicomte de
Chateaubriand. Au palmarès du Festival de Cannes 1974 figurait le film "Les
Violons du bal" du réalisateur Michel Drach, inhumé au Père-Lachaise, dans
la 7è division.
L'indice 5 était une allusion aux deux séjours
qu'Arthur Rimbaud effectua à Douai, à l'automne 1870, y écrivant plusieurs
chefs-d'œuvre ("Les Effarés", "Le Dormeur du val"). Hébergé chez les sœurs
Gindre (il était en fugue), le poète confia qu'il avait passé à Douai les
plus beaux jours de sa jeunesse sinon de sa vie. Les gendarmes vinrent le
chercher le 1er novembre 1870 pour le ramener chez lui.
Parmi les suggestions que vous avez envoyées, on
relève en vrac Verdun, Jarnac, Chartres, Eu, Pierrefonds, Millau, Orléans,
Saint-Germain-en-Laye, Thomery, Guermantes ou encore Evreux.
Merci au passage à Arlette, Philippe, Michèle et
Francis, Frédérique, Olivier, J.-D., Camille, Catherine et aux autres...
Seul Thomas, après avoir proposé Boulogne-sur-Mer
puis Lille et reçu de notre part l'encouragement de persévérer dans cette
direction géographique, identifia Douai grâce, nous a-t-il dit, à l'indice
n° 2.
Félicitations au vainqueur (étudiant en Histoire) qui
est venu avec son amie arpenter les allées du Père-Lachaise.
Enigme
35 :
Elle ne nous semblait pas à ce point difficile mais nous savons qu'elle
vous a beaucoup et longuement occupés...
Le premier indice renvoyait au label "Plus beau village de
France".
Le deuxième indice nous emmenait dans le département de l'Eure où Bernay,
Evreux, Gisors, Louviers, Val-de-Reuil et Vernon comptent plus de
10000 habitants.
Le troisième indice était la première phrase des "Mémoires
turbulents" du professeur Alexandre Minkowski (1915-2004), médecin et
écrivain, inhumé dans le cimetière en question.
Le quatrième indice, qui fut décisif, permettait d'identifier... la célèbre
abbaye du Bec-Hellouin.

Michèle et Francis (les revoici !) furent les premiers à donner le nom
attendu : le village du Bec-Hellouin.
Ils gagnent donc à nouveau deux places pour une promenade avec Bertrand
Beyern (l'occasion pour eux d'enrichir leurs archives photographiques).
Bravo à Thomas qui a fourni la même réponse mais deux heures trop tard
(Thomas s'est bien rattrapé en remportant aussitôt après l'énigme n° 34
!).
Les amateurs de chant lyrique qui se rendront sur place ne manqueront pas de
saluer le ténor Paul Derenne (1907-1988), lui aussi inhumé dans ce cimetière,
situé à l'écart du village, en lisière de forêt, dans un environnement
inspirant.
Enigme
36 :
A peine mise en ligne, aussitôt résolue par Dominique qui a reconnu le détail
d'un tombeau (signé Auguste Bartholdi) visible au cimetière du Ladhof,
à Colmar. Connu sous le nom de "monument Voulminot", il abrite les
dépouilles de deux soldats de la Garde nationale, Adolphe Voulminot et Joseph
Wagner, morts au combat du 14 septembre 1870. De la dalle ne dépassent que
leurs bras, l'un tenant encore son épée, refusant l'abdication, leurs doigts
se crispant comme pour conjurer l'inéluctable. Or, ce même 14 septembre
1870, lors du siège de Strasbourg fut envoyée (par ballon) la première
carte postale française (à l'époque encore non illustrée).
Pour avoir été la première à nous fournir cette précision historique,
Dominique remporte donc les deux places mises en jeu. Enigme
38 :
Il fallait identifier le cimetière de Mohon, longtemps commune indépendante
mais intégrée en 1966 à Charleville-Mézières (Ardennes).
La photo présentait un détail du monument funéraire de Jean-Baptiste Brézol,
richissime maître de forges, dont un ouvrier reconnaissant vient fleurir le
buste de bronze. L'ensemble est dû au sculpteur Aristide Croisy (photo n°
1).
L'indice n° 1 se référait à la commune homonyme de
Mohon, en Morbihan.
L'indice n° 2 renvoyait au glorieux "Sanglier des Ardennes", le
joueur de football Roger Marche (1924-1997), mort un 1er novembre. Il
s'illustra sous le maillot de Sedan mais repose dans sa terre de naissance.
Sa sépulture ne se révèle qu'au visiteur patient et attentif (photo n°
2)
L'indice n° 3 était lié au sculpteur Aristide Croisy qui réalisa le
fronton de la Bourse de Commerce, à Paris, précisément rue de Viarmes
dont la particularité est d'être semi-circulaire (elle épouse la forme de
la Bourse de Commerce)
Catherine avait proposé le cimetière de Sommières puis nous reçûmes
plusieurs réponses évoquant le cimetière parisien d'Auteuil (où repose
le comédien Albert Préjean, mort le 1er novembre 1979) et celui de Clichy
(tombe de Jacques Mesrine, mort, lui, le 2 novembre 1979). Evelyne suggéra
le cimetière de Montgobert dans l'Aisne (tombe de Charles Leclerc, mort également
à la Toussaint). France avança le cimetière valenciennois Saint-Roch mais
c'est finalement Gaëlle qui l'emporta en nous expliquant avoir recherché
sur internet la liste des personnalités mortes un 1er novembre et avoir
procédé ensuite par élimination.
Ne pas manquer non loin du cimetière la belle église Saint-Lié et son
impressionnant porche Renaissance (photo n° 3). Enigme 39
:
Elle ne résista pas bien longtemps à vos investigations. France et
Paule n'eurent que le temps de penser à Marguerite Duras, Dominique de
tenter Henri Curiel avant que Gaëlle, malgré un essai raté avec Louis
Vuitton, ne trouve la bonne réponse en la personne du champion cycliste
Henri Cornet. Ce dernier, né le 4 août 1884, détient un record qui n'est
sûrement pas près d'être battu : il est le plus jeune vainqueur de toute
l'histoire du Tour de France. Il remporta l'épreuve en 1904, certes après
le déclassement de plusieurs autres coureurs, à seulement 19 ans !
Né sous le nom d'Henri Jardry, il repose au cimetière de Prunay-le-Gillon
(4è tombe en entrant, côté gauche), en Eure-et-Loir, commune où il
mourut en 1941. Si rien n'est fait, son épitaphe sera devenue illisible
dans quelques années...
Bravo à Gaëlle qui remporte donc, une nouvelle fois, deux places pour un
safari nécropolitain.
Enigme 40 :
Ces tombes, ce clocher et cette campagne ne vous ont pas résisté bien
longtemps. Après une seule tentative infructueuse, Corinne a identifié le
cimetière de Saint-Privé, dans l'Yonne, où repose le peintre Henri
Harpignies (1819-1916), célèbre pour ses paysages (on l'avait surnommé le
"Michel-Ange des arbres" !). L'artiste est inhumé tout en haut de
l'enclos, sous une dalle, protégée par une haie en demi-cercle; la photo
de l'énigme représente la vue que l'on embrasse depuis sa sépulture. À
l'extérieur du cimetière, un petit jardin lui est dédié ainsi qu'un
monument orné de son buste.
Corinne remporte donc les deux places mises en jeu, bravo à elle.
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